Straauobschd Gérard Carau

Straauobschd Carau

Straauobschd, Moselfränkisch Texter, sous ce titre qui peut paraître étrange pour un francophone, apparaissent des textes empreints d’une grande sensibilité et finesse d’esprit. Straauobschd signifie les fruits qui tombent de l’arbre, disponibles pour ceux qui veulent bien les ramasser. Souvent plantés le long des chemins de campagne, en bordure de parcelle: des pommiers, poiriers, quetschiers dont les fruits tombés à terre étaient ramassés par les passants. De cette même manière, Gérard Carau distribue ses textes, ses réflexions. Dans ces poésies et nouvelles, l’auteur montre que l’on peut entrer en dialogue avec Homère, Kafka Brecht avec la langue régionale. En clair, il est tout à fait possible d’exprimer une pensée littéraire et philosophique avec les mots et les formules de la « Beckinger Mundart ».

L’auteur est un parfait exemple de la culture transfrontalière, né d’un père lorrain francophone et d’une mère sarroise. Depuis 1981, il est enseignant et en poste actuellement à Mertzig.

Il est un des membres essentiels de l’association Gau un Griis, militant infatigable de la langue régionale, membre de la Bosener Gruppe, un cercle littéraire transfrontalier, il écrit aussi régulièrement des articles pour la Saarbrücker Zeitung. A cela s’ajoute sa fonction de rédacteur en chef de la revue bimestrielle trilingue « Paraple »

 

Le livre est agrémenté d’illustrations de Clément kieffer, de photos de Klaus Kerber et de dessins de Marlène Thiesen.

Vous pouvez le commander chez l’auteur : Gérard Carau Dillinger Strasse 59    D. 66701 BECKINGEN ou auprès de l’Association Gau un Griis

Je ne résiste pas l’envie de vous livrer un de ses textes:

Schwätzen, saan, schwreiwen

Schreiw óff

wat de ze saan hascht

Schreiw óff

wat aus der raus móss

Schreiw óff

wat et derwért éss

datt die annern et heeren

datt die annern et lääsen

Nur dat

sónscht neischt

Et gewwt so vill geschwätzt

BH