Edgard Bund

 

Edgard Bund était une des personnalités les plus attachantes de Sarreguemines, un véritable pilier de la scène culturelle,  artistique et « carnavalesque » de la ville.

Il indique dans une dédicace de son livre « vieux métiers de  Lorraine » des éditions Serpenoise: « Sans téléphone portable, ni blog, ni MP3, et pourtant j’ai grandi dans un monde formidable, avec toute ma passion. »

Oui, Edgard Bund était un passionné, artiste dans l’âme, profondément attaché à la culture de sa région natale, à ses habitants, son histoire et sa langue.

Edgard Bund est né en 1931, à Sarreguemines, et il y est décédé en 2013. Toute sa vie il a été un homme chaleureux et souriant. De par son métier: décorateur et architecte d’intérieur mais aussi par passion, il était un peintre et aquarelliste de talent. De nombreuses œuvres de sa main embellissent les salons des particuliers de la région et la plupart des sarregueminois ont vu ses aquarelles lors des nombreuses expositions auxquelles il a participé.

Il se présentait lors du carnaval comme éboueur (Drèkmònn), un personnage, toujours poussant sa grande poubelle, et relatant les anecdotes et disfonctionnements de la société et de la politique locale et régionale. Il fut un membre essentiel des Kappensitzungen depuis 1970, le pamphlétaire et contestataire le plus connu du carnaval local. Les textes du Drekmònn étaient présentés en vers et en francique a fait la joie des milliers de carnavaliers. Les textes étaient reproduits ensuite dans  le journal  satirique et carnavalesque « Faseboobe ».

Edgard Bund fut aussi président de la Société Carvanalesque de Sarreguemines de 1972 à 1977.  Comme décorateur et architecte d’intérieur, il prêtait bien sûr aussi la main aux décors des « Balla Balla » et des chars de la cavalcade.

 

Un talent supplémentaire est  l’écriture, avec ce plaisir supplémentaire de pouvoir illustrer lui-même ses ouvrages. L’histoire et la culture de Sarreguemines y jouent un rôle central.

Il participait régulièrement aux ateliers d’écriture en Platt de la « Schriebschdubb » à la médiathèque qu’il rehaussait de sa grande culture

Il préparait un ouvrage depuis plusieurs années, appelé « Rückwertiges Lexikon » c’est-à-dire qu’il s’agit d’un dictionnaire de rimes en francique comprenant déjà plusieurs centaines de pages.